octobre 4, 2018

L’oeil de Colbert du 1 Octobre 2018

by Hugo Trial in Non classé

L’essentiel :

  • Marchés : rebond sur le marché japonais grâce à la baisse du yen, des valeurs bancaires grâce à la hausse des taux et des marchés émergents. En revanche, le budget italien et la hausse des cours du pétrole ont calmé l’enthousiasme des marchés en fin de semaine.
  • Etats-Unis : c’était attendu et la FED n’a pas déçu en relevant ses taux de 2,0% à à 2,25%. On se rapproche de plus en plus de taux à 3% et une nouvelle hausse est prévue en décembre. Ces hausses devraient continuer à moyen terme puisque trois hausses sont prévues en 2019 et une hausse en 2020.
  • Zone euro : pas de progression de l’inflation sous-jacente : il y a bien une progression de l’indice général de l’inflation qui a progressé de 2,1% sur un an mais l’inflation sous-jacente, en excluant l’énergie et l’alimentation, n’a augmenté que de 0,9%.

A La loupe : Brexit : toujours des tensions mais un accord devrait finir par se concrétiser.

Il y a toujours de nouveaux rebondissements lorsqu’il s’agit du Brexit. La tension est montée d’un cran lors du sommet de Salzbourg (19-20 septembre). En effet, les Européens ont donné une fin de non-recevoir au plan dit Chequers. T. May avait fait des propositions concernant la coopération douanière une fois le Brexit effectif.

Au niveau de la politique intérieure anglaise, le Labour, qui est le parti d’opposition numéro un, a déclaré qu’il ne voterait pas pour l’accord, si jamais il y en avait un. La stratégie du Labour est plutôt de forcer un blocage politique qui conduirait à de nouvelles élections. Une fois arrivé au pouvoir, le Labour proposerait de faire un second referendum dont l’issue serait fort probablement contraire au premier…

Il y a donc toujours beaucoup de tensions autour du Brexit mais nous considérons qu’il est très peu probable qu’un accord ne soit pas trouvé avant la date butoir du 31 mars 2019. Une période de transition sera alors mise en place jusqu’à la fin de l’année 2020 lors de laquelle le Royaume-Uni gardera son accès au marché unique de l’Europe. Cette période de transition permettra de définir concrètement l’avenir des relations commerciales avec l’Union Européenne.

Ainsi si la route pour parvenir un accord est encore longue, les deux parties ont intérêt à s’entendre (mais pas trop rapidement). Le date du 31 mars 2019 ne va donc sûrement pas entrainer un choc tant redouté.

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