octobre 4, 2018

L’oeil de Colbert du 24 Septembre 2018

by Hugo Trial in Non classé

L’essentiel :

Marchés : hausse générale des marchés et Wall Street connait un nouveau record. En effet, son indice phare, le Dow Jones est allé chercher un nouveau plus haut historique à 26 657 points. Jusqu’à quand et jusqu’où va-t-il encore monter ? De façon générale, tous les marchés étaient en hausse (zone euro, Japon et émergents).

Etats-Unis : Trump continue a avoir une politique douanière agressive envers la Chine. Une nouvelle hausse a été annoncée concernant les importations chinoises. Cette hausse concerne désormais près de 200 milliards de dollars de marchandises. Cette hausse qui s’ajoute à la première vague de 50 milliards touche désormais 50% des importations chinoises aux Etats-Unis. La grosseur du trait devient maintenant beaucoup plus épaisse. La Chine a réagi à cette annonce en relevant également ses droits de douane sur 60 milliards de dollars de marchandises (entre 5 et 10% de hausse). Enfin, il est à noter que les taux longs à 10 ans des Etats-Unis ont franchi la barre symbolique des 3,0%. A suivre de près avec les prochaines annonces de la FED…

Zone euro : le climat des affaires en recul et ce recule concerne surtout l’industrie. En effet, les services s’améliorent tirés par l’Allemagne alors que la France stagne dans ce domaine. D’autre part, l’inflation a été mesurée à 2,0% en août tandis qu’elle était de 2,1% en juillet.

 

A la loupe : l’euro monte et le dollar baisse, oui mais pourquoi ?

Tout d’abord, une première remarque est que les taux d’intérêt du dollar sont bien supérieurs à ceux de l’euro. Cet écart devrait ne faire qu’augmenter à court terme au moins.

Ensuite, les Etats-Unis sont en pleine forme d’un point de vue économique : plein emploi, croissance solide… Les Etats-Unis sont donc bien plus attractifs que la zone euro.

Quels sont les facteurs qui peuvent expliquer ces évolutions ? Il y aurait le fait que le marché anticipe un ralentissement de la croissance aux Etats-Unis, notamment sur le marché des changes. Il y aurait également des craintes de surchauffe de l’économie américaine mais peu d’indicateurs indiquent cette surchauffe ! Ainsi les peurs liées au déficit américain et à l’inflation ne semblent pas fondées.

Est-ce qu’il faudrait alors s’inquiéter de cette décorrélation ? Quand les règles qui régissent les marchés ne sont plus respectées, il faut toujours être prudent. Cependant, cela ne veut pas dire qu’une correction va intervenir à court terme car nous avons déjà pu constater dans le passé des déséquilibres qui pouvaient durer des mois et même des années !

Les indices américains vont donc bien finir par corriger. Cette correction sera vraisemblablement assez sévère mais personne n’est capable de dire quand. Cela peut être demain comme dans trois ans. Alors que faire ?

Chez HiColbert, nous avons des stratégies assez arrêtées lorsque l’incertitude prédomine. Nous serons ravis de pouvoir vous en faire part et de les mettre en place à vos côtés.

 

Colbert, au rapport : la FED va augmenter ses taux d’intérêt : quel impact pour les marchés ?

Pour le moment, l’année 2018 a été marquée par plusieurs éléments :

  • Un ralentissement de la croissance mondiale qui est moins homogène et qui doit beaucoup aux Etats-Unis. Le T2 2018 a vu une croissance de 4,2% ce qui constitue un record sur trois ans, le chômage est à un niveau de plein-emploi, la confiance des consommateurs est solide et les marchés sont très bien valorisés avec des plus hauts réguliers. A contrario, la situation des pays européens et du Japon a décroché avec un ralentissement qui s’est fait sentir en terme de croissance.
  • De l’autre côté, les risques sur les marchés sont bien présents avec le retour d’une politique protectionniste aux Etats-Unis qui crée des tensions commerciales, le Brexit qui est toujours au point mort et qui suscite des inquiétudes pour l’Europe, inquiétudes renforcées par la situation de l’Italie et, enfin, des pays émergents dont les fondamentaux économiques semblent affaiblis notamment en ce qui concerne leurs devises.

Dans ce contexte, les investisseurs ont révisé leurs attentes :

  • Aux Etats-Unis, il n’y a plus guère de doute que les taux seront relevés quatre fois alors que tout le monde anticipait une triple hausse au maximum en début d’année.
  • La zone euro ne connaitra sa première hausse de taux qu’à l’été 2019 au mieux et peut-être même en 2020. Si l’inflation frémit, elle n’est pas encore suffisamment importante pour déclencher automatiquement une hausse des taux.
  • Les pays émergent, eux, essaient de défendre leurs devises en adoptant des politiques monétaires plus strictes.

L’impact global de ces éléments se fait ressentir sur le marché obligataire avec des écarts qui se creusent entre les taux allemands et américains mais également entre ceux des allemands et des italiens.

Le consensus considère encore que la croissance mondiale sera assez robuste pour résister aux pressions commerciales et protectionnistes mais les Etats-Unis continueront d’avoir toute notre attention en tant qu’indicateur « mondial ».

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